Exposition Temporaire Eve Ou La Folle Tentation à Autun le 16 septembre 2017

Plus d'infos sur l'Exposition Temporaire Eve Ou La Folle Tentation à Autun

L'exposition Exposition Temporaire Eve Ou La Folle Tentation a lieu au dans le cadre des Journées du patrimoine Autun 2017.

Organisée du 23 juin au 15 octobre 2017, cette exposition, conduite en partenariat avec le musée du Louvre, mettra à l'honneur l'une des pièces maîtresses des collections permanentes du musée Rolin, le linteau de la Tentation d'Eve. Cette oeuvre fait partie des reliefs sculptés qui ornaient la cathédrale Saint-Lazare d'Autun dont la réalisation est attribuée à l'artiste Gislebertus (vers 1130).

D'une exceptionnelle originalité tant par sa symbolique, sa forme, son esthétisme que son devenir, l'Eve d'Autun est connue internationalement et a été saluée par les plus grands artistes. Ce chef-d'oeuvre de l'art roman a vécu de multiples péripéties : il a été dissimulé pendant 100 ans, a failli partir chez des collectionneurs privés, aux Etats-Unis, au Louvre..., pour finalement rejoindre le musée Rolin.

Présentée dans les salles médiévales bourguignonnes du musée du Louvre jusqu'en février dernier, cette figure de proue du musée autunois a fait l'objet à l'été 2016 d'une minutieuse restauration. C'est une oeuvre lumineuse et sans une ride malgré ses 900 ans qui sera présentée lors de l'exposition Eve ou la folle tentation.

L'exposition explorera la thématique de l'Eve couchée, depuis son origine dans l'antiquité jusqu'à la Renaissance. Ce sera aussi l'occasion de présenter la place et le rôle que la sculpture occupait sur le portail latéral de la cathédrale Saint-Lazare, point d'accueil des pèlerins venus pour se recueillir dans le tombeau de saint Lazare. Ce reliquaire monumental en forme d'église sera expliqué au public qui pourra admirer aussi le suaire de saint Lazare qui n'est exposé à cause de sa grande fragilité que tous les huit ou dix ans. Un support numérique explicatif sera consacré à cette soierie arabe datant de 1007.

La représentation du « mythe de la première femme » et l'image de Vénus, révélation de la beauté et de la grâce féminine dans les créations artistiques des premiers siècles seront également mis en lumière. Le Jardin d'Eden, univers de délices, évoque une nature luxuriante, âge d'or sans contraintes ; tout bascule avec le péché originel qui marque de son sceau l'humanité toute entière. Le culte de la Vierge Marie, la nouvelle Eve, va racheter la faute de la première femme et réhabiliter les femmes à l'époque médiévale, tout en promouvant le thème de l'Immaculée Conception. La Renaissance réactualise l'association des deux figures originelles de la femme (Eve et Pandore) : la séduction du corps de la femme reste maléfique et inquiétante, les représentations de Marie-Madeleine pénitente en témoignent.